Nouvelles extensions de nom de domaine
En 2008, l’ICANN* (les grands maitres du nom de domaine international) choisissait de permettre la création de nouvelles extensions de nom de domaine*. En effet, l’augmentation exponentielle des sites internet rend souvent difficile la réservation de certains mots clés dans des extensions classiques. Essayez seulement de choisir un nom de domaine s’approchant de voiture-occasion.fr pour voir !

Saturation des noms de domaine
De même, une majorité de mots clés, mais également les noms des marques et des personnalités, sont indisponibles, ce qui représente une difficulté grandissante pour nommer les nouveaux sites internet.
L’ICANN a donc décidé d’autoriser de nouvelles extensions. Pour cela, un organisme doit se porter gestionnaire de l’extension, de sa promotion, de ses ventes, de son attribution. Par exemple, l’AFNIC* est responsable du .fr.
Risques de cette ouverture
Cette décision a bien évidemment provoqué des inquiétudes, notamment parce qu’en ouvrant de nouvelles possibilités de nom de domaine, on ouvre aussi les portes au cyber-squatting* : réserver des noms de domaines à fort potentiel commercial avec les nouvelles extension et les revendre cher.
Exemple : sncf.trav, google.plus, ou encore poker.tel
Ainsi, le budget des entreprises qui souhaitent préserver leur nom et leurs marques risque d’exploser, puisqu’il faudrait non seulement conserver les noms en .com, .fr, .net, .eu qu’ils ont déjà , mais également réserver (voire racheter) ceux qui seront créés à l’avenir.
Intérêts des nouvelles extensions
D’un autre côté, l’ouverture des extensions peut être une formidable opportunité pour certains marchés saturés, comme je l’expliquais plus haut. Dans des activités extrêmement concurrentielles, avoir un domaine avec des mots clés évidents, même avec une extension farfelue, peut être un atout majeur de positionnement sur le marché ! Imaginez le potentiel de voiture-occasion.paris ou de supersonnerie.mobil…

L’ICANN distingue plusieurs sortes d’extensions :
Les géographiques : .fr, .eu, mais aussi bientôt .paris, .berlin , .quebec
Les thématiques : .green pour les sites sur le développement durable, .music, .sport
Charge aux organismes qui géreront les extensions de les rendre plus ou moins accessibles, notamment pour les extensions géographiques.
Certaines extensions sont d’ores et déjà disponibles : le .tel et le .mobi qui sont réservés aux sites ayant des applications pour téléphone portable, le .me qui permet quelques jeux de mots du type secure.me, love.me.
D’autres sont en cours de négociation : l’AFNIC souhaite avoir la gestion du .paris, alors que DotEco et BigRoom se disputent le .eco.
Des url tout en chinois ?
Enfin, l’ICANN permet maintenant que les extentions ne soient plus en alphabet latin, mais en caractères chinois, cyrilliques ou arabe :
Cela demandera certainement quelques adaptations technologiques pour qu’un site soit accessible depuis un domaine en alphabet latin comme depuis un alphabet chinois, mais cette nouveauté sera un pas de plus vers l’universalité d’internet.
Lexique :
ICANN : L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers est une organisation de droit privé à but non lucratif. Elle est chargée d’allouer l’espace des adresses de protocole Internet (IP), d’attribuer les identificateurs de protocole, de gérer le système de nom de domaine de premier niveau pour les codes génériques et les codes nationaux, et d’assurer les fonctions de gestion du système de serveurs racines.
Nom de domaine : Un nom de domaine permet de situer un serveur sur Internet. Un équipement, appelé DNS (Domain Name Server) permet d’associer une adresse IP à chaque nom de domaine. Les noms de domaine ont été conçus pour simplifier l’utilisation de l’internet : il est plus facile de retenir et taper un nom de domaine qu’une adresse IP. Par exemple, si vous souhaitez accéder à Google, vous pouvez taper http://216.239.59.104, mais l’URL de Google est sans doute plus simple à retenir : http://www.google.fr. Les noms de domaines sont constitués de deux parties : le domaine et, séparée par un point, l’extension. Par exemple, dans le nom google.fr, le domaine est « google » et l’extension est « .fr ».
AFNIC : Association à but non lucratif, l’Association Française pour le Nommage Internet en Coopération est le gestionnaire de la base de données des noms de domaine géographiques .fr (France) et .re (ÃŽle de la Réunion). L’AFNIC n’est pas un bureau de vente de noms de domaine mais un centre de gestion et d’information neutre.
Cyber-squatting : pratique consistant à enregistrer un nom de domaine correspondant à une marque, avec l’intention de le revendre ensuite à l’ayant-droit, ou d’altérer sa visibilité.
Liens utiles :
Le site-pétition du .paris
http://www.soutenonspointparis.fr/
ICANN
http://www.icann.org/tr/french.html
AFNIC
http://www.afnic.fr/


